Union Locale CGT de Lanester, Hennebont et sa région.

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1er juillet 2013 Lorient :pour un service public de santé accessible à tous !

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1er juillet Lorient :pour un service public de santé accessible à tous !

1er juillet 2013 : LA PROTECTION SOCIALE, UN CHOIX DE SOCIÉTÉ !

Tous les ans à l’automne, la Loi de Financement de la Sécurité Sociale (LFSS) est débattue et votée au Parlement. Cette loi conditionne l’Objectif National des Dépenses d’Assurance – Maladie ( ONDAM ) et donc la médecine de ville et les budgets des hôpitaux.

La LFSS planifie le déficit et la pénurie, car la pensée unique c’est : « il faut réduire les déficits » Ainsi, au nom du « déficit », les restrictions budgétaires l’emportent sur la nécessité d’assurer les missions d’un service public de qualité et de l’accès aux soins pour tous.

Mais de quel déficit parle-t-on ? En 2009 le déficit de la Sécurité Sociale s’élève à 20 milliards d’€, mais de 1992 à 2008, les exonérations de cotisations patronales sont passées de 1,9 milliards à 30,7 milliards d’€ tandis que le total des dividendes distribués en 2008 par les groupes du CAC 40 était de 43 milliards d’€ !

Dans les EHPAD, ce financement insuffisant met le personnel et les résidents en difficulté par manque d’effectifs et d’effectif qualifié :

Le remplacement des absences-maladie est retardé et compensé par un réaménagement temporaire de poste de travail (horaires coupés, travail en 12 h …)

Avec des conséquences sur la qualité de la prise en charge puisque les soins sont différés : Résidents laissés au lit , douches reportées, ménage abrégé, animation supprimée, bilans « non-urgents » reportés, toilettes « abrégées » ou partielles…

Dans le secteur hospitalier, la loi sarkosyste Hôpital Patient Santé et Territoire (HPST) et la Tarification à l’Activité ( T2A ) ont fait de la santé une marchandise soumise aux règles de la concurrence, de la rentabilité et de la privatisation.

La T2A fait entrer l’ensemble du secteur hospitalier dans un mécanisme de régulation prix X volume, avec pour objectif de faire converger les modalités de financement du secteur Public avec le secteur Privé. De plus, avec cette réforme, le ministère pilote la régulation prix X volume afin que les dépenses restent dans l’enveloppe de l’ONDAM : mais avec ce pilotage, une augmentation des volumes ne peut qu’être compensée par des baisses de prix… Dans ce contexte, l’hôpital public est toujours présenté comme le mauvais élève, alors que la progression des dépenses dans l’ONDAM a été de + 67 % pour les établissements privés pour 37% dans les établissements publics.

Fin 2008, 90% des hôpitaux étaient en déficit, un déficit qui n’est pas dû à une mauvaise gestion hospitalière, mais à une inadéquation entre l’évolution des tarifs et les coûts réels de l’activité ainsi que des charges associées.

Il faut dénoncer les effets pervers induits par la T2A :

Course à l’activité (effet volume) et incitation à l’augmentation de l’activité en réduisant les coûts et particulièrement la masse salariale. 
Tendance forte et continue à la baisse des tarifs (effet prix), augmentée par la course à l’activité et la recherche d’un codage de plus en plus exhaustif destinée à limiter la baisse des tarifs, lié au contexte de plafonnement de l’ONDAM. 



LES CONSEQUENCES pour les PATIENTS ? LES VOICI :



Sur le plan des soins :



• Tendance au tri des malades pour rentrer dans les bornes du séjour et aller sur les tarifs les plus rémunérateurs,
• Tendance à 
multiplier les actes inutiles pour valoriser le séjour du patient,
• Tendance au 
renvoi prématuré des patients à leur domicile pour accélérer le turn-over des patients et augmenter le taux d’occupation des lits en diminuant la Durée Moyenne de Séjour (DMS),

-  Tendance au retour de prise en charge du fait de ce renvoi prématuré…



Sur le plan financier :



Hausse du forfait hospitalier, hausse des franchises, augmentation du ticket modérateur… ► Aujourd’hui, seuls 55% des soins courants sont remboursés par la Sécurité Sociale, et de plus en plus de Français renoncent aux soins : 16,2 % de la population en 2010, selon l’INSEE… et combien aujourd’hui ?..



Profitons de la venue  de ministres dont celui de la Santé Pour réaffirmer le droit à la santé pour tous et pour revendiquer un grand service public de santé et d’action sociale afin que tous, riches ou pas, puissent avoir droit à des soins de qualité !

 

Les salariés de la santé seront mobilisés,mais nous sommes tous concernés . L'UL CGT Lanester-Hennebont et sa région appelle  salariés et retraités à venir nombreux appuyer leur action .

 

 

Rendez-vous porte Colbert ,entrée du nouvel hôpital , à partir de 10h

Pique-nique à proximité à la suite

 

 

 

La Santé n'est pas une marchandise !



26/06/2013
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